Lieutenant de vaisseau Jamie De La Chevrotière-Martin Affaires publiques FMAR(P)
-
Le vice-amiral Angus Topshee, commandant de la Marine royale canadienne, a tenu des assemblées publiques sur les deux côtes afin de présenter une évaluation franche de l’environnement de sécurité actuel et de ce que la MRC doit devenir.
-
Il a souligné la nécessité de renforcer la connaissance du domaine maritime pour protéger la souveraineté du Canada, notamment en créant une image maritime unifiée grâce à des capteurs, des systèmes autonomes, l’intelligence artificielle et le partage sécurisé des données.
-
Le Vam Topshee a également mis en lumière la construction navale, la capacité industrielle, la modernisation et une génération plus rapide du personnel.
–
Lors d’une série de réunions publiques organisées sur les deux côtes, le vice-amiral Angus Topshee, commandant de la Marine royale canadienne (CMRC), a présenté une évaluation franche de l’environnement sécuritaire actuel et une vision claire de ce que doit devenir la marine canadienne.
Son point de départ était sans détour : le climat mondial s’est durci. Alors que la politique de défense du Canada de 2017, intitulée « Fort, sûr, engagé », mettait l’accent sur un ordre international stable fondé sur des règles, le Vam Topshee a déclaré que la réalité actuelle est de plus en plus façonnée par le pouvoir, les intérêts et la concurrence. Dans ce monde, les forces maritimes ont leur importance et le Canada doit être en mesure de défendre sa souveraineté. Malgré les pressions liées à l’état de préparation et le vieillissement de la flotte, le vice-amiral Topshee a souligné que la MRC a toujours maintenu une forte présence mondiale pour une marine de sa taille. Mais les assemblées publiques ne portaient pas sur les réalisations passées. Il a plutôt décrit ce qui doit être fait à l’avenir : améliorer la connaissance maritime, moderniser les navires et les sous-marins, former plus rapidement et plus intelligemment le personnel, et instaurer une culture axée sans relâche sur la compétence, l’état de préparation et les combattants.
SENSIBILISATION AUX QUESTIONS MARITIMES ET SOUVERAINETÉ CANADIENNE
Le défi majeur du Canada reste sa géographie. Avec le plus long littoral au monde, trois océans et de vastes approches maritimes, les Canadiens attendent de leur marine qu’elle sache ce qui se passe sur et sous les eaux nationales. Pour combler cette lacune, le vice-amiral Topshee a décrit un effort pangouvernemental visant à établir une image maritime unique et reconnue. Cela comprend : l’élargissement du mandat de surveillance de la Garde côtière ; des partenariats avec l’industrie et les chercheurs ; et l’utilisation de capteurs sous-marins, de systèmes déployables, de plateformes autonomes, d’intelligence artificielle et de partage sécurisé des données. L’objectif est d’assurer une connaissance permanente du fond marin vers la surface, afin que les dirigeants puissent agir rapidement et en toute confiance lorsque cela est nécessaire.
CONSTRUIRE DES NAVIRES ET RENFORCER LES CAPACITÉS AU PAYS
Le vice-amiral Topshee a établi un lien entre la modernisation actuelle et l’héritage naval du Canada, rappelant à l’auditoire que le pays a déjà construit des navires à grande échelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des navires ont été construits partout au Canada, et la marine a été à l’avant-garde des innovations majeures en matière de lutte anti-sous-marine, une expérience à laquelle, selon lui, la MRC doit revenir à mesure que les menaces sous-marines s’intensifient. Il a présenté la Stratégie nationale de construction navale comme étant plus qu’un simple programme d’approvisionnement : il s’agit d’une reconstruction de la capacité industrielle nationale.
Le vice-amiral Topshee a mentionné les installations de construction navale de classe mondiale du Canada, a reconnu les atouts techniques tout en soulignant les défis liés à la maind’œuvre. Il a également souligné l’opportunité opportune d’expanser la fabrication canadienne dans le domaine de la défense, alors que les industries s’adaptent à l’évolution des réalités commerciales et de la chaîne d’approvisionnement. La main-d’œuvre civile de la marine, en particulier dans les installations de maintenance de la flotte, a été mise en avant comme un atout national, non seulement pour entretenir les navires, mais aussi pour s’adapter rapidement et convertir les plateformes et technologies commerciales en capacités navales lorsque cela est nécessaire.
DU RECRUTEMENT À LA PRÉPARATION
En ce qui concerne le personnel, le vice-amiral Topshee s’est montré optimiste. Le recrutement s’améliore, les filières de formation sont modernisées et des programmes tels que le Programme d’expérience navale attire de nouveaux marins dans la flotte. La formation de base dispensée par la marine, conforme aux normes des FAC, plongera les recrues dans l’environnement maritime dès le premier jour, tout en favorisant le développement de compétences maritimes plus larges pour le Canada.
Les réunions publiques se sont terminées par un rappel qui donne à réfléchir : la mer est impitoyable. Les accidents comme les combats punissent instantanément les erreurs. La préparation, a souligné le vice-amiral Topshee, repose en fin de compte sur la compétence, la responsabilité et l’honnêteté face au risque. Comme l’a souligné le premier maître Pascal Harel, chef de quartier, on ne choisit pas les conflits, mais la marine doit s’y préparer.



