
La vie de Ross Fetterly, ancien combattant des Forces armées canadiennes
Archana Cini, Journal Lookout « Nous avons une très bonne équipe ici. Nous ne courons aucun danger particulier. » Ross Fetterly lors d’un appel téléphonique qu’il a passé à son supérieur quelques heures avant le début de la deuxième Intifada. À 66 ans, Ross Fetterly a une anecdote à raconter sur presque tout : un tunnel de fonderie à Kitimat, une nuit passée dans un convoi en route pour Kaboul, un collègue ukrainien qui a troqué un séminaire jésuite contre une carrière dans la Défense. Au cours de ses 34 années de service au sein des FAC, Ross s’est bâti une carrière brillante dans la logistique et la finance, tout en accumulant un répertoire d’anecdotes qui ne fait que s’enrichir avec le temps. Aujourd’hui, Ross participe au programme de jour du Centre de santé des anciens combattants au Veterans Memorial Lodge, une maison de retraite de Broadmead. Ross est né dans le nord du Québec, où son père travaillait comme ingénieur chimiste. C’est là qu’il a fréquenté la seule école anglophone de la ville. « Dès que je sortais, tout le monde parlait français, et c’est grâce à cela que j’ai appris le français très rapidement », raconte Ross. La famille a ensuite déménagé à Kitimat, en Colombie-Britannique, où son père a commencé à travailler dans une fonderie d’aluminium alimentée par de l’eau acheminée par une canalisation de 17 kilomètres traversant une montagne. Pour lui, cette période de sa vie était « le paradis pour un jeune garçon ». Jeune adulte, Ross a fréquenté l’université McGill pour obtenir une licence en commerce à l’issue de laquelle il a décroché un emploi dans le secteur bancaire. Cependant, les taux d’intérêt ont rapidement grimpé à 17 % et Ross s’est retrouvé sans emploi à la suite d’un plan social massif. « Je...


































