Caporal-chef Joline Couture, 4CRPG
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Le caporal-chef Joline Couture revient sur le cours CRBMI de 10 jours et son impact transformateur sur les candidats.
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Les participants apprennent la navigation, les exercices de discipline, les premiers soins et les fondamentaux militaires.
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Le cours développe la résilience, le leadership et des liens durables, transformant des étrangers en Rangers.
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Cela fait trois ans que j’ai suivi le cours d’endoctrinement militaire de base des Rangers canadiens (CRBMI).
La nervosité liée au fait de me lancer dans quelque chose de nouveau et bien loin de ma zone de confort me revient en voyant un nouveau groupe de candidats franchir les portes d’entrée, ne sachant pas trop quoi faire ensuite. Ils ont les yeux écarquillés et marchent d’un pas hésitant. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont sur le point de rencontrer des personnes qui deviendront bientôt comme une famille pour eux. Ces candidats vont se retrouver pendant les dix prochains jours avec un objectif commun : apprendre les bases du métier de Ranger canadien.

A photo of Canadian Ranger Basic Military Indoctrination (CRBMI) candidates practicing drill. Photo: Canadian Ranger Seargent (Sgt) Chris Buker.
Les candidats apportent au CRBMI un éventail diversifié d’expériences et de perspectives. Certains sont propriétaires d’entreprises, d’autres ont demandé des congés, quelques parents au foyer ont quitté leur famille pour la première fois, d’autres sont à la retraite et ressentent le besoin de redonner à leur communauté, et quelques-uns font simplement leurs premiers pas dans le monde. Ils arrivent en civil, mais quelques heures plus tard, ils revêtent l’uniforme rouge des Rangers canadiens. Ils ne sont pas encore familiarisés avec les ordres, mais la coordination des exercices pour les dix prochains jours commence immédiatement.
Le réveil à 6 heures du matin est beaucoup trop tôt, car ils doivent s’habituer aux bruits qui les entourent : l’inconfort des lits inconnus, les bruits constants pendant la nuit provenant des camarades de chambres adjacentes, le bourdonnement du panneau EXIT au-dessus de la porte. La routine matinale est exécutée avec 32 autres personnes, qui doivent se frayer un chemin dans des espaces exigus et faire face à de nouvelles attentes avant de se regrouper en trois sections à l’extérieur de la caserne. Il n’y a pas d’introduction progressive ; ils sont prêts à se mettre au garde-à-vous pour l’arrivée du sous-officier (SO) qui mène la marche. Les candidats du CRBMI sont là pour apprendre les bases nécessaires pour devenir un Ranger canadien, notamment la navigation, les premiers secours, les exercices militaires, la manipulation sécuritaire des armes et les procédures vocales.
Par osmose, ils apprennent également la vie militaire. Au début, les exercices ressemblent à un chœur de mitrailleuses, mais le jour du défilé, ils se transforment en un tonnerre fier et unifié de pas de marche. Le jour de la remise des diplômes, les ordres puissants des meilleurs candidats résonnent sur la place d’armes. En 10 jours, des amitiés qui dureront toute une vie se sont formées. Les candidats ont désormais développé un état d’esprit qui les pousse à sortir de leur zone de confort ; ils ont fait l’expérience de ce que signifie être vu et entendu dans des rôles de leadership ; ils ont appris à cohabiter efficacement avec les autres. Ils sont arrivés en tant qu’étrangers.
Dix jours plus tard, ils repartent en tant que famille, planifiant déjà le prochain cours qu’ils espèrent suivre ensemble. Je sais que tout cela est vrai, car je l’ai moi-même vécu. À leur départ, ma famille des Rangers canadiens s’est encore agrandie de 32 membres.


