Rory Theriault, Centre de maintenance de la flotte du Cap-Breton
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Centre de maintenance de la flotte du Cap-Breton célèbre 30 ans, mettant en lumière les personnes derrière l’entretien et l’ingénierie navale de la côte Ouest.
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Une installation moderne achevée en 2019 a transformé les opérations, améliorant l’efficacité et la collaboration de la MRC.
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Les racines du chantier naval remontent aux années 1800, façonnant le système actuel de soutien à la Flotte du Pacifique.
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Note de la rédaction : L’article suivant est une adaptation abrégée de la publication originale parue dans le volume 8, numéro 03 de The Cape Crusader, le bulletin mensuel de l’installation de maintenance de la flotte du Cap-Breton.
Les centres de maintenance de la flotte (FMF) ont été créés le 4 avril 1996. Le Centre de maintenance de la flotte du Cap-Breton (FMFCB), situé sur la côte ouest du Canada, est né de la fusion de l’Unité de réparation navale (Pacifique), de l’Unité du génie naval (Pacifique) et du Groupe de maintenance de la flotte (Pacifique). Aujourd’hui, le FMFCB est organisé en sept départements : gestion de la production, gestion de l’ingénierie, gestion des opérations, gestion de la chaîne d’approvisionnement, gestion du soutien des unités, gestion financière et gestion stratégique.
Alors que la FMFCB s’apprête à fêter son 30e anniversaire en 2026, cet événement marquant met à l’honneur les personnes qui l’ont façonnée depuis sa création. Chaque étape de son développement a été portée par les individus qui se présentent chaque jour pour soutenir la flotte.
Bien que les installations du FMFCB aient changé – ses capacités se sont élargies et l’organisation s’est transformée en une équipe unifiée de plus d’un millier d’employés civils et d’une centaine de militaires –, sa force réside toujours dans son personnel. Cela inclut non seulement ceux qui l’ont précédé et dont les compétences ont jeté les bases de la maintenance et de l’ingénierie sur la côte ouest, mais aussi les employés et apprentis actuels qui continuent à perfectionner leur art et à contribuer à la fiabilité de la Flotte du Pacifique.
Si le FMFCB est un atout stratégique pour la Marine royale canadienne (MRC), sa véritable valeur réside dans l’effort collectif des personnes qui maintiennent les navires en état de marche, assurent la continuité des opérations et font progresser l’expertise technique. Cet anniversaire rend hommage à ce dévouement et au travail continu qui fait avancer l’organisation. Depuis sa création, le FMFCB n’a cessé d’évoluer, passant d’un ensemble d’unités distinctes à une organisation unifiée qui améliore la manière dont le soutien en matière de maintenance et d’ingénierie est fourni à la Flotte du Pacifique.
Un projet se démarque particulièrement par son impact. La construction et l’achèvement de la FMF moderne à la BFC Esquimalt représentent l’évolution la plus transformatrice de l’histoire de l’unité. Au fil du temps, cet effort a permis de remplacer plus de 60 bâtiments vieillissants répartis dans le chantier naval par une seule installation spécialement conçue à cet effet. Le résultat est une structure de 35 000 mètres carrés qui est désormais l’un des plus grands bâtiments fermés de la côte ouest de l’Amérique du Nord. Achevée par étapes et ayant atteint sa phase finale en 2019, l’installation permet désormais au FMFCB d’effectuer l’ensemble des opérations de maintenance maritime en un seul endroit. Cela comprend les travaux de fabrication, de maintenance et de réparation nécessaires au maintien des opérations navales sur la côte ouest. L’ampleur du projet a nécessité une coordination étroite entre la MRC, le ministère de la Défense nationale (MDN), Construction de Défense Canada et d’autres partenaires industriels. Elle a également impliqué une planification environnementale, des considérations archéologiques et une collaboration avec les communautés autochtones tout au long du processus. Pour le personnel, l’impact a été direct : la consolidation en une seule installation moderne a amélioré l’efficacité, renforcé la collaboration entre les services et amélioré la capacité à répondre aux exigences opérationnelles.
Comment le développement du chantier naval HMC d’Esquimalt a jeté les bases de l’actuel FMFCB
(Source : publication du 75e anniversaire du chantier naval HMC d’Esquimalt)
- En 1873, 46 structures étaient en place. Le chantier naval était clôturé, laissant les entrepôts de charbon de l’île Thetis et la poudrière de l’île Cole à l’extérieur de ses limites.
- Les installations de réparation comprenaient une tonnellerie, un atelier de montage et l’usine avec une forge, une fonderie et une salle des machines. Les principaux stocks comprenaient des câbles, des chaînes, des cordages/toiles, de la peinture, du bois, du bois d’œuvre, du matériel d’artillerie, des provisions et des voiles.
- La protection contre les incendies était assurée par une pompe à vapeur située à l’extrémité de la jetée d’accostage (A Jetty).
- En 1883, le chantier s’était agrandi pour compter 58 bâtiments, dont : la résidence de l’ingénieur en chef, un hangar à bateaux, un atelier d’armurerie, un entrepôt de chaux, une corderie et une cale de halage supplémentaire.
- En 1895, Esquimalt fut désigné chantier naval de Sa Majesté. La taille de l’usine avait presque triplé et des entrepôts de carburant et de matériel électrique furent ajoutés.
- La cale sèche, la station de pompage et les bâtiments annexes ont été construits, bien que cette zone ne fasse pas encore partie de l’arsenal naval.
- En 1903, un chantier du département des travaux fut créé, comprenant des bâtiments destinés aux charpentiers, aux peintres, aux forgerons, aux plombiers, des ateliers de galvanisation et plusieurs entrepôts.
- En 1942, le bassin de radoub et son quai en bois devinrent le bassin de remise en état. La jetée A devint la jetée du chantier naval, la jetée B la jetée de remise en état et la jetée C la jetée de l’artillerie.
- En 1944, en l’espace de deux petites années, une quarantaine de nouveaux bâtiments avaient été construits.
- Le centre de maintenance de la flotte du Cap-Breton a été créé en 1996.
- L’installation moderne de maintenance de la flotte du Cap-Breton a été achevée en 2019.


