Père Alistair Turkington
Bienvenue dans le numéro de septembre de « Du bureau de l’aumônier », une série qui présente les réflexions des aumôniers en poste à la base des Forces canadiennes (BFC) d’Esquimalt. Chaque article offre le point de vue personnel de ceux qui travaillent en étroite collaboration avec les membres de l’équipe de défense dans les moments difficiles, les périodes de transition et au quotidien.
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Si vous avez déjà vu un ours polaire dans un documentaire ou sur une photo, vous savez à quel point il est impressionnant. Cela faisait longtemps que je rêvais d’observer l’un de ces animaux majestueux dans la nature. Lors de mon déploiement dans l’Arctique à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Max Bernays, ce rêve s’est réalisé.
Ma première impression a été celle de sa taille impressionnante. Se dressant fièrement sur fond de neige et de glace, l’ours polaire est parfaitement à l’aise dans l’un des environnements les plus isolés et les plus hostiles de la planète. Mais au-delà de sa force et de sa taille, l’ours polaire m’a enseigné une leçon importante qui s’applique à nous tous, au quotidien : la résilience.
La vie dans l’Arctique est tout sauf facile. Les températures plongent bien en dessous de zéro ; de violentes tempêtes peuvent surgir sans crier gare ; la nourriture est difficile à trouver. Malgré tout, les ours polaires continuent de survivre et de prospérer. Ils parcourent des distances incroyables sur la banquise à la recherche de phoques, attendant parfois patiemment pendant des heures, voire des jours, qu’une occasion de chasser se présente. Bien que le succès ne soit jamais garanti, l’ours polaire continue toujours d’avancer.
Il y a quelque chose de profondément familier dans la persévérance de l’ours polaire. Nous sommes tous confrontés à des moments où la vie ne se déroule pas comme prévu, qu’il s’agisse de la perte d’un emploi, d’une difficulté familiale, de problèmes de santé, des pressions quotidiennes de la vie ou de tout autre chose. À l’instar de l’ours polaire, nous nous retrouvons souvent à évoluer en terrain incertain, peut-être seuls.
Ce qui rend l’ours polaire remarquable, ce n’est pas qu’il tente d’éviter les difficultés, mais qu’il s’y adapte. Conçu pour survivre, il utilise tous les atouts à sa disposition, de son épaisse fourrure isolante à ses puissantes capacités de nageur. Lorsque les conditions changent, l’ours s’adapte toujours. Il ne gaspille pas toute son énergie à souhaiter que les choses soient différentes ; au contraire, il réagit à la réalité.
Cette leçon est peut-être plus pertinente aujourd’hui que jamais. Partout au Canada, les communautés sont confrontées à l’incertitude économique, à la hausse des coûts, à une instabilité politique croissante et à des changements sociaux rapides. Si ces défis peuvent parfois sembler insurmontables, la résilience est une force humaine extraordinaire. À l’instar de l’ours polaire, nous ne savons pas ce qui se cache au-delà de la prochaine banquise, mais nous faisons un pas de plus, en faisant confiance à nos capacités, et en allant de l’avant malgré l’incertitude. Dans un monde qui semble souvent imprévisible, c’est peut-être là la leçon la plus importante de toutes.
Vous pouvez joindre les aumôniers en appelant la chapelle Naden au 250-363-4106 pendant les heures d’ouverture habituelles.
Pour obtenir de l’aide en dehors des heures d’ouverture, appelez le standard de la police militaire au (250) 363-4032 afin d’être mis en relation avec un aumônier de garde.





