Archana Cini, Journal Lookout.
- Le Canada a annoncé avoir choisi TKMS comme fournisseur privilégié pour sa future flotte de sous-marins, alors que les négociations sont en cours.
- Le Projet canadien de sous-marins de patrouille devrait entraîner d’importants investissements dans les infrastructures, la formation et le personnel à la BFC Esquimalt.
- Les dirigeants de la base affirment que le projet renforcera la souveraineté du Canada tout en favorisant une croissance à long terme sur la côte Ouest.
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La base des Forces canadiennes (BFC) d’Esquimalt est appelée à jouer un rôle central dans l’un des plus importants marchés de défense de l’histoire du Canada, suite à l’annonce récente selon laquelle le constructeur naval allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) a été retenu comme fournisseur privilégié pour la future flotte de sous-marins du Canada.
Le Premier ministre Mark Carney a annoncé cette décision le 6 juillet depuis Halifax, confirmant que le gouvernement du Canada allait désormais entamer des négociations avec TKMS en vue de l’acquisition de jusqu’à 12 sous-marins dans le cadre du projet canadien de sous-marins de patrouille. La société sud-coréenne Hanwha Ocean a été désignée comme fournisseur de réserve au cas où les négociations avec TKMS ne déboucheraient pas sur un accord définitif.
Parallèlement, à la BFC Esquimalt, Stephen Fuhr, secrétaire d’État chargé des achats de défense, a qualifié cette annonce de « jalon important » dans le cadre du projet canadien de sous-marins de patrouille, précisant que cette décision faisait suite à « un processus d’appel d’offres rigoureux, équitable et concurrentiel ». M. Fuhr a également déclaré que « la décision d’aujourd’hui reflète le résultat d’un processus d’évaluation exhaustif visant à offrir au Canada la meilleure capacité globale et le meilleur rapport qualité-prix ».
Le contre-amiral (cam) David Patchell, commandant des Forces maritimes du Pacifique et de la Force opérationnelle interarmées du Pacifique (FMAR(P)/FOI(P)), s’est également exprimé sur ce que cette future collaboration signifiera pour la Marine royale canadienne (MRC) et la Colombie-Britannique.

Le Cam Patchell, commandant des FMAR(P)/FJTF(P), prend la parole lors de l’annonce du 7 juillet à la BFC Esquimalt. Photo : Cpl Brandon Beers, Imagerie FMAR(P).
« Fondamentalement, ce projet porte sur la souveraineté et vise à garantir que le Canada se dote d’une capacité militaire essentielle », a déclaré le contre-amiral Patchell, soulignant que les sous-marins offrent des capacités inégalées par aucune autre plateforme navale. « Ils opèrent discrètement. Ils assurent une présence persistante. Ils créent un climat d’incertitude chez les adversaires potentiels. Ils nous permettent de contrôler qui a accès à nos eaux, et ils offrent à notre gouvernement des options en période de rivalité, de crise et de conflit. »
La nouvelle flotte ne se limitera pas à renforcer les capacités sous-marines du Canada. Selon le contre-amiral Patchell, le projet ira bien au-delà des nouveaux navires et s’étendra à des investissements majeurs dans les infrastructures, la formation et le personnel de la BFC Esquimalt afin de soutenir l’opérabilité des navires. Abritant actuellement environ 6 500 membres de l’équipe de défense, la BFC Esquimalt devrait voir ses effectifs passer à environ 9 500 militaires et civils au cours de la prochaine décennie, à mesure que les nouveaux sous-marins seront construits et entreront en service.
Ces nouveaux sous-marins remplaceront la flotte de classe Victoria de la Marine royale canadienne (MRC) et constituent un investissement générationnel dans la sécurité maritime et la souveraineté du Canada.


