Atelier de fabrication de tambours autochtones rassemble la communauté de la BFC Esquimalt
Archana Cini, Journal Lookout La BFC Esquimalt a organisé le premier de trois ateliers de fabrication de tambours autochtones cet été, réunissant des membres de l’Équipe de la Défense et leurs familles. Les participants ont découvert des enseignements autochtones et fabriqué des tambours à main traditionnels à partir de peau d’élan, de bois et de tendon, sous la direction de l’Aunty Collective. Les dirigeants de la base ont souligné l’importance de l’apprentissage culturel, de l’établissement de relations significatives et de la poursuite de l’engagement envers la réconciliation. - Le 13 août, le salon inférieur du Wardoom résonnait du doux murmure des récits échangés et du claquement des tendons enfilés et tendus. Cette matinée marquait la première des trois sessions d’ateliers de fabrication de tambours autochtones organisés cet été par le Groupe consultatif autochtone de la Défense (DIAG) et animés par l’Aunty Collective, un centre de pratiques culturelles dirigé par des femmes autochtones. Cette première session était conçue comme un atelier familial, invitant les membres civils et en uniforme de l’équipe de la Défense à y participer avec un enfant, un parent, un frère ou une sœur, un partenaire ou toute autre personne qu’ils considèrent comme un membre de leur famille. Au cours de la matinée, chaque binôme a fabriqué ensemble un tambour traditionnel à main. Animé par Sarah Rhude, surnommée Rhudey, artiste et cofondatrice de l’Aunty Collective, l’atelier a débuté comme commencent souvent les rassemblements autochtones : en cercle, sans tête ni pied, où tous sont égaux. Les participants se sont passé une plume d’aigle de main en main, se présentant et indiquant d’où ils venaient ou d’où venaient leurs ancêtres. Les animatrices de l’Aunty Collective ont ensuite chanté ensemble la « Chanson des femmes fortes ». « Nous chantons cette chanson les unes pour les autres. C’est pour nous donner mutuellement de la force », a expliqué Rhudey. Les participantes ont été invitées à penser à quelqu’un pendant le chant, qu’il s’agisse d’un membre de leur famille, d’un inconnu ou simplement d’elles-mêmes. [caption id="attachment_360142" align="alignright" width="450"] Un participant à l’atelier du 13 août en train d’enfiler des tendons. Photo : FLS Mike Samuels, MRC[/caption] Le groupe s’est ensuite attelé à la fabrication du tambour, apprenant à tendre une peau d’élan humide sur une base creuse et ronde en bois. Une longue bande de tendon a ensuite été utilisée pour tisser la peau fermement en place, par un mouvement répétitif et patient qui a également permis de fixer une poignée en pin à l’instrument. « Ce que vous faites en réalité, c’est donner vie à un tambour », a expliqué Rhudey, attribuant cette perspective à un aîné autochtone qui lui avait enseigné pour la première fois l’art de la fabrication des tambours. Les participants ont également découvert un enseignement transmis à travers de nombreuses nations autochtones, selon lequel le premier tambour qu’une personne fabrique est généralement destiné à être offert. « On vous dit d’y mettre tous vos sentiments positifs et toute votre énergie pour la personne qui l’utilisera », a expliqué Rhudey, décrivant le processus comme se déroulant sans précipitation, mais non sans quelques moments de frustration. « Tout le monde ira jusqu’au bout », a-t-elle assuré au groupe. « Nous viendrons vous aider et nous nous entre-aiderons. » Parmi les participants à l’atelier figurait le capitaine (N) Douglas Layton, Commandant de la Base des Forces canadiennes (BFC) d’Esquimalt et champion du programme DIAG. Le capv Layton a souligné que des ateliers comme celui-ci offrent aux membres de l’équipe de la Défense l’occasion d’apprendre directement auprès des détenteurs de savoirs autochtones et des membres de la communauté, plutôt que par le biais des seules politiques. « À terme, nous espérons que des événements comme celui-ci favoriseront une culture de curiosité, de respect et de compréhension, afin qu’elle fasse partie intégrante de nos interactions quotidiennes à la BFC Esquimalt », a-t-il déclaré. « Le succès ne se mesure pas uniquement à la participation à des événements, mais à l’impact cumulatif des personnes qui cherchent des occasions d’apprendre les unes des autres, de s’engager de manière...











