Archana Cini, Journal Lookout.
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La MRC a introduit une nouvelle capacité d’armes légères à bord des navires d’entraînement de classe Orca à la BFC Esquimalt.
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Des marins ont effectué un exercice de tir réel à bord du COUGAR au large de Constance Bank le 22 avril.
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Cette initiative renforce la préparation opérationnelle, l’entraînement aux armes et les procédures de sécurité en mer.
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Un coup sec a retenti au-dessus des eaux au large de Constance Bank le 22 avril, alors que des membres de la Marine royale canadienne (MRC) effectuaient un tir réel à bord du HMCS Cougar, un navire de patrouille de classe Orca (PCT).
Ces tirs s’inscrivent dans le cadre d’un effort plus large visant à introduire des capacités opérationnelles en matière d’armes légères à bord des navires de classe Orca de la MRC, qui sont exploités par des membres de l’Unité d’entraînement des patrouilleurs (UEP). Alors que les navires de classe Orca sont principalement utilisés comme plateformes d’entraînement, l’introduction d’armes embarquées reflète à la fois l’évolution de l’environnement maritime mondial moderne et l’accent renouvelé mis par la MRC sur la préparation opérationnelle à tous les niveaux de formation.
« L’intégration d’une capacité d’armes légères sur la classe Orca reflète l’évolution du contexte sécuritaire », a déclaré le lieutenant de vaisseau Jeremy Morissette. « On reconnaît de plus en plus que même les plateformes d’entraînement doivent être prêtes à opérer en toute sécurité et de manière crédible dans diverses situations. »
Cette nouvelle capacité comprend les fusils C8 et C22, ainsi que la mitrailleuse C6. Pour l’Unité d’entraînement de la Marine (PCTU), cette capacité représente bien plus qu’un simple ajout d’armes à une plate-forme : elle renforce également le principe selon lequel « nous nous entraînons comme nous combattons », comblant ainsi le fossé entre l’environnement d’entraînement et l’environnement opérationnel.

S1 Nathan Anderson reiterates C8 procedures prior to the small arms shoot conducted aboard PCT vessel COUGAR on April 22. Photo: S1 Jordan Schilstra, MARPAC Imaging
« Les navires de classe Orca sont sans doute ceux de la MRC qui passent le plus de jours en mer tout au long de l’année, et c’est là que de nombreux marins vivront leur première expérience en mer », a déclaré le lieutenant (Marine) Morissette. « La présence d’armes à bord permet aux marins de tous grades de se familiariser avec les procédures d’utilisation des armes en mer, tout en rendant les navires plus aptes, sur le plan opérationnel, à répondre à des menaces potentielles. »
Au-delà des avantages opérationnels, la mise en place de cette capacité offre également aux marins une précieuse expérience pratique des procédures, des responsabilités et des normes de sécurité liées à la conduite d’exercices de tir en mer.
Avant que les tirs du 22 avril puissent avoir lieu, des préparatifs approfondis et l’élaboration de procédures ont été nécessaires. Les membres impliqués dans l’organisation de la sécurité des armes à bord du navire ont également suivi des qualifications officielles au champ de tir et bénéficié d’un encadrement par des officiers supérieurs, conformément aux normes établies par les Forces armées canadiennes (FAC).

S1 Felix Parnell shoots the C8 rifle during the small arms shoot conducted aboard PCT vessel COUGAR on April 22. Photo: S1 Jordan Schilstra
Photo Credit: Sailor 1st Class Jordan Schilstra, MARPAC Imaging Services, Esquimalt
« La sécurité est au cœur du fonctionnement de la MRC, et cette capacité ne fait pas exception », a noté le lieutenant (Marine) Morissette. « Le processus rigoureux de planification et d’entraînement qui a permis de mener à bien ces tirs a garanti une atmosphère calme et sereine à bord, et a permis à chaque membre de connaître exactement son rôle et ses tâches. »
Pour le lieu de tir, l’équipe a choisi Constance Bank, une zone d’entraînement maritime bien établie au large de Victoria. Même si elle a été choisie pour l’abondance de ses eaux sûres permettant de mener des séries de tirs réels et pour sa situation géographique, le tir d’armes en mer présente un niveau de complexité unique par rapport à un champ de tir terrestre statique.
« Lors d’un tir à terre, le champ de tir est presque entièrement prévisible », a déclaré le lieutenant (Marine) Morissette. « En mer, il faut tenir compte des autres navires, des mammifères marins, de la distance par rapport à la terre, de l’état de la mer et des conditions environnementales en constante évolution. »
En fin de compte, ces facteurs, combinés à des procédures de sécurité strictes, font des capacités en matière d’armes maritimes un ensemble de compétences distinct et exigeant. Alors que la MRC continue de se moderniser et de s’adapter aux exigences maritimes en constante évolution, des initiatives comme celle-ci contribuent à garantir que l’opérabilité commence tôt — même à bord des navires d’entraînement de la Flotte du Pacifique canadienne.
Lorsqu’on lui a demandé de décrire en un mot l’intérêt de cette nouvelle capacité en matière d’armes légères, la réponse du lieutenant (Marine) Morissette a été simple : la préparation.


